TRADUCTEURS EN LANGUES OFFICIELLES
Nombre d'années d'expérienceLes traducteurs indépendants en langues officielles sont des professionnels d'expérience! Les répondants dont le groupe était le plus important (avec 26 %) comptaient de 17 à 21 ans d'expérience, ils étaient suivis de près par ceux ayant de 5 à 10 ans d'expérience (avec 20 %) et de ceux ayant de 22 à 26 ans d'expérience (avec 16 %). Une preuve que notre profession est incroyablement stimulante et n'est jamais source d'ennui, 20 % des répondants avaient plus de 25 ans d'expérience. De toute évidence, nous aimons notre profession, car nous ne traversons pas de " crise de l'âge mûr " pour ensuite changer de carrière!
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D'un autre côté, cependant, cela signifie aussi que l'âge moyen des traducteurs augmente. En effet, 37,5 % des répondants sont âgés de 41 à 50 ans, et 35 % sont âgés de 51 à 60 ans. À titre de comparaison, la proportion de répondants âgés de plus de 51 ans était de 30 % en 1996 et de 32,9 % en 2000, alors qu'elle était de 35 % en 2005. Mais ce qui est plus alarmant, c'est l'incroyable pénurie de répondants plus jeunes. En 1996, 22 % des répondants étaient âgés de 35 ans ou moins. En 2000, ce pourcentage était tombé à 17,8 % et en 2005, seulement 12,5 % des répondants étaient âgés de 40 ans ou moins! Il est clair que nous devons déployer plus d'efforts pour attirer des jeunes de talent dans la profession, sinon nous n'aurons même pas à nous préoccuper de notre retraite, car nous n'aurons pas la possibilité de la prendre!
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Sur les 112 traducteurs indépendants travaillant dans les langues officielles, 75 % travaillaient à temps plein et 25 % à temps partiel. Les répondants devaient ensuite indiquer leurs clients par grands groupes : gouvernements, sociétés, cabinets de traduction et particuliers. Parmi les répondants, 25 % ont des clients dans trois des catégories et 37,5 % en ont dans deux.
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Les tarifs et les ressources ont pris une part
considérable du sondage et seront commentés
dans le présent paragraphe de façon relativement
extensive puisqu'ils constituent une question de
grande préoccupation à la fois pour le traducteur
individuel et pour l'industrie dans son ensemble.
Sur les traducteurs indépendants travaillant dans
les langues officielles, 35 % ont déclaré que
leurs tarifs moyens tombaient entre 15 et
20 cents le mot, alors que 46 % ont précisé que
les leurs allaient de 21 à 25 cents le mot. Cette
différence reflète peut-être le nombre d'années
d'expérience de nos traducteurs indépendants.
Il faudrait également noter que les tarifs du français
vers l'anglais (F-A) ont tendance à être un peu plus
bas que ceux de l'anglais vers le français (A-F). Il
est possible que cela soit dû au fait que la traduction
du français vers l'anglais (F-A) ne représente que
20 % du marché des langues officielles. Toutefois,
aucune distinction n'a été faite à cet égard aux fins
du présent sondage.
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Les résultats du sondage de 2005 se comparent avantageusement à
ceux des sondages des années précédentes. Selon le sondage de
1996, le tarif moyen était de 19,3 cents le mot. En 2000, il avait
baissé légèrement pour s'établir à 18,7 cents. Aujourd'hui,
pratiquement la moitié des traducteurs indépendants
facturent de 21 àt 25 cents le mot. Toutefois, l'auteur du
sondage de 2000 avait indiqué dans une note en bas de page
que certains traducteurs facturaient des tarifs bien
inférieurs à la moyenne, ce qui avait évidemment pour effet
de faire baisser le tarif moyen.
Le monde de la traduction n'a pas changé à cet égard. Nous
avons tous appris un jour ou l'autre, de première main ou
par personne interposée, que certains contrats avaient été
attribués à des tarifs de misère et que des cabinets nient
avoir jamais même accordé des tarifs de 15 cents le mot.
Par conséquent, on a demandé, dans le sondage de 2005,
quels étaient les tarifs maximum et minimum.
En premier lieu, le tarif maximum appliqué. Même si 46 % des
répondants ont déclaré que leur tarif moyen allait de 21 à 25 cents
le mot, 43 % ont répondu que c'était le tarif le plus élevé qu'ils
aient jamais demandé. Une proportion écrasante de 75 % a déclaré
avoir appliqué des tarifs supérieurs pour des travaux urgents.
Certains répondants ont exprimé cette prime sous forme de
pourcentage : 12 % ont dit avoir facturé un supplément de 5 à 15 %,
13 % ont facturé un supplément allant de 20 à 25 % et 8 % ont facturé
encore plus. Toutefois, la majorité des répondants a indiqué cette prime
comme étant un supplément tarifaire au mot : 45 % ont facturé un
supplément de 1 à 5 cents le mot, alors que 11 % ont exigé de 25 à
30 cents.
Étant donné que la plupart des répondants ont dit que le supplément
tarifaire facturé pour les travaux urgents n'était que de quelques cents
de plus par mot, cela explique comment le tarif moyen et le tarif
maximum peuvent tous deux se retrouver dans la même catégorie
limitée. Avec un tarif moyen d'environ 21 cents le mot et un
supplément tarifaire de 3 ou 4 cents, correspondant à 15 à 20%, en fin
de compte, le tarif maximum appliqué demeure 24 ou 25 cents le mot.
Les tarifs les plus bas se situaient entre la gratuité et 28 cents par mot.
Toutefois, 44 % des répondants ont dit que les tarifs les plus bas qu'ils
aient jamais appliqués allaient de 10 à 15 cents le mot, et 40 % ont dit
que leur tarif le plus bas était de 16 à 20 cents. Il est intéressant de noter
que les pourcentages pour le tarif le plus bas peuvent correspondre,
approximativement, à la répartition du nombre d'années d'expérience.
Dans une proportion de 46 %, les répondants avaient de 5 à 21 ans
d'expérience, et 36 % en avaient plus. Ainsi, il semblerait qu'avoir de
l'expérience, ça rapporte!
Dans le sondage, ont demandait ensuite aux traducteurs indépendants
quel était leur méthode de facturation : à l'heure, au mot et s'ils
facturaient en fonction de la langue de départ ou d'arrivée. Il n'y a pas
eu de surprises, car l'écrasante majorité (93%) a déclaré facturer au
mot, en établissant un compte de mots en fonction de la langue de
départ. Lorsqu'on leur a demandé la façon dont le compte de mots était
fait, 96 % des répondants ont déclaré utiliser le compte électronique de
leurs logiciels de traitement de texte, ce qui démontre que l'utilisation
des documents sous forme électronique et celle du courriel
prédominent chez nos collègues.
Les traducteurs indépendants ont eu également à répondre à une question
sur la révision de textes. Dans une proportion de 74 %, ils ont répondu
qu'ils prévoyaient un tarif de révision, et que même si la plupart du
temps la traduction est facturée au mot, le contraire semble vrai pour ce
qui est de la révision. Pratiquement tous les traducteurs qui ont répondu
ont précisé qu'ils facturaient les services de révision à l'heure : 30 % ont
déclaré facturer de 41 $ à 50 $ l'heure, 14 % ont déclaré facturer de
31 $ à 40 $ l'heure, 16 % ont déclaré facturer
de 51 $ à 60 $ l'heure et 12 % ont déclaré
facturer de 61 $ à 70 $ l'heure.
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Pour résumer la situation des tarifs, on a demandé aux traducteurs indépendants si leur situation professionnelle s'était améliorée, si elle était demeurée inchangée ou si elle s'était détériorée. La réponse à cette question s'est révélée positive sans l'ombre d'un doute. Les traducteurs travaillant en langues officielles ont répondu dans une proportion de 47 % que leur situation s'était améliorée, et 38 % ont déclaré qu'elle était demeurée inchangée.
Outils et ressourcesEnfin, on a demandé aux traducteurs
indépendants quels outils et ressources ils
utilisaient dans leur travail. Termium et les
ouvrages de référence se sont révélés nettement
les favoris de nos membres, car leur utilisation a
été indiquée par 93 % des répondants. Ces outils
et références étaient suivis de près par les
dictionnaires en ligne en général (le Grand
Dictionnaire Terminologique, en particulier)
ainsi que les forums sur la traduction. Pour
l'ATIO, il est intéressant de constater que les
traducteurs indépendants manifestent un certain
intérêt pour l'utilisation de forums sur les
problèmes de traduction, ce qui semble montrer
que ces derniers apprécient à sa juste valeur
l'avis de leurs pairs et qu'ils se fient à leur
expertise. Nous espérons que les traducteurs
indépendants continueront à augmenter leur
capacité de réseautage en participant aux
ateliers et aux événements que notre association
leur offre au cours de l'année.
Les résultats étaient peu clairs en ce qui
concerne l'utilisation des programmes
de mémoire de traduction : 27 % des
répondants utilisent au moins un programme
de mémoire de traduction, 31 % n'en utilisent
aucun et 42 % n'ont pas répondu à cette
question. Il est donc difficile de déterminer le
véritable niveau de popularité des outils de ce
type parmi les traducteurs indépendants
membres de l'ATIO. Toutefois, parmi ceux
qui ont dit utiliser des mémoires de traduction,
50 % recourent à Trados et 30 % à LogiTerm.
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