TRADUCTEURS EN LANGUES ÉTRANGÈRES
Nombre d'années d'expérienceLes traducteurs en langues étrangères constituent le groupe de membres de l'ATIO qui connaît le taux de croissance le plus rapide, et cela apparaît clairement dans le nombre d'années d'expérience indiqué lors du sondage. Les répondants avaient de 5 à 10 ans d'expérience dans une proportion de 28 %, 37 % avaient de 11 à 21 ans d'expérience et 30 % avaient plus de 21 ans d'expérience. Il est intéressant de noter que le pourcentage le plus important se situe dans les années correspondant au début de carrière.
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Toutefois, la moyenne d'âge des traducteurs en langues étrangères est en parallèle de celle des traducteurs en langues officielles. Les traducteurs en langues étrangères se situent dans la tranche des 41 à 50 ans dans une proportion de 36%, et 20 % d'entre eux ont de 51 à 60 ans. Heureusement, 26 % sont plus jeunes et se situent dans le groupe des 40 ans ou moins, ce qui signifie que la relève n'est pas un aussi gros problème en ce qui concerne les traducteurs en langues étrangères. Cela confirme aussi que c'est ce groupe qui affiche le taux de croissance le plus élevé dans notre association.
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Sur les 81 traducteurs indépendants travaillant en langues étrangères,
le partage est relativement égal entre ceux qui travaillent à plein temps
(49 %) et ceux qui travaillent à temps partiel (47 %). Le tableau est ici
très différent de celui qui est dressé pour les traducteurs en langues
officielles, et l'écart se situe au niveau des réponses à la question sur
la production quotidienne. Alors que 67 % des traducteurs en langues
officielles qui ont répondu à cette question ont déclaré produire de
1000 à 2100 mots par jour, seulement 42 % des traducteurs en langues
étrangères ont déclaré offrir la même production. Il est intéressant
de noter que jusqu'à 26 % des traducteurs en langues étrangères
ne pouvaient dire quelle était leur production quotidienne.
Malheureusement, nous ignorons si cela est dû
au fait qu'ils n'ont tout simplement jamais noté
leur production ou si c'est parce qu'ils ne
traduisent pas sur une base quotidienne.
Lorsqu'on leur a demandé d'indiquer leurs
clients par grands groupes, 37 % des
traducteurs en langues étrangères ont répondu
qu'ils ont des clients dans les quatre catégories
spécifiées, 22 % qu'ils en ont dans trois d'entre
elles et 28 % qu'ils en ont dans seulement deux.
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La majorité des traducteurs en langues étrangères (60 %) applique des tarifs qui se situent entre 15 et 20 cents le mot. Seulement 13,5 % ont demandé des tarifs supérieurs, toutefois, le tarif de 17 % d'entre eux était inférieur à 15 cents le mot. Cela constitue une grande différence par rapport aux traducteurs en langues officielles, où seulement 7 % ont déclaré appliquer des tarifs situés entre 13 et 14 cents et personne n'a déclaré que son tarif moyen était inférieur à 13 cents le mot. Ces tarifs moyens plus bas qu'en langues officielles sont-ils dus à une concurrence acharnée des pays d'outre-mer, entre autres, ou peuvent-ils s'expliquer par le fait que 86 % des traducteurs en langues étrangères incluent des particuliers parmi leurs clients habituels? Est-ce que ces tarifs inférieurs expliquent aussi pourquoi presque la moitié des traducteurs en langues étrangères traduisent seulement à temps partiel? Est-ce que ces traducteurs ont besoin d'une autre source de revenu? Ou, étant donné que leur principal groupe ne possède qu'entre 5 et 10 ans d'expérience, sont-ils encore en train de bâtir leur clientèle de manière à pouvoir en tirer un revenu suffisant? Avec des particuliers comme clients, dans quelle mesure peuvent-ils espérer obtenir des contrats réguliers? Il s'agit clairement d'un tout autre univers que celui des traducteurs en langues officielles, qui bénéficient de clients appartenant à des grandes catégories comme les gouvernements et les sociétés.
Bien que le tarif moyen pour les traducteurs en langues étrangères soit inférieur à celui des traducteurs en langues officielles, puisqu'il va de 15 à 20 cents le mot, il semble être comparable au tarif moyen des sondages précédents. En 2000, il s'établissait à 17,4 cents le mot, et en 1996, il était de 18,3 cents le mot.
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Les tarifs les plus bas étaient identiques à ceux facturés par les traducteurs en langues officielles : de la gratuité à 27 cents le mot. Encore une fois, la plupart (57 %) ont répondu que leur tarif le plus bas allait de 10 à 15 cents.
Les tarifs les plus élevés qui sont les plus souvent appliqués semblent être relativement similaires aussi. En effet, 40 % des traducteurs en langues étrangères déclarent que leur tarif le plus élevé était de 20 à 25 cents le mot, alors que la proportion est de 43 % chez les traducteurs en langues officielles. Toutefois, 25 % des traducteurs en langues étrangères précisent que leur tarif le plus élevé est de 26 à 35 cents le mot, tandis que la proportion est de presque 40 % chez les traducteurs en langues officielles.
Comme leurs collègues en langues officielles, la plupart
(67 %) des traducteurs en langues étrangères facturent
plus cher pour les travaux urgents. Toutefois, exception
faite de quelques cas seulement, les traducteurs en
langues étrangères ont dit facturer un pourcentage
additionnel en prime. Ce pourcentage pouvait varier très
largement et aller de 5 à 62,5 %, bien que les primes les
plus souvent facturées (25 % des traducteurs facturaient
plus cher pour les travaux urgents) se situaient sur une
échelle de 10 à 20 %.
Il est intéressant de noter que même si seulement 19 %
des traducteurs en langues officielles utilisent un tarif
forfaitaire pour des documents officiels comme des
certificats et des diplômes, 59 % des traducteurs en
langues étrangères demandent un tel tarif. Dans la même
veine, 57 % des traducteurs en langues officielles
prévoient un tarif minimum pour des petits travaux, avec
des pourcentages égaux indiquant 20 $, 25 $, 30 $, et ainsi
de suite jusqu'à 75 $. Toutefois, 79 % des traducteurs en
langues étrangères appliquent un tarif minimum, et là
aussi la répartition se fait assez équitablement : 15 $, 20 $,
25 $ et 35 $.
Il y a aussi des écarts entre les traducteurs en langues
étrangères et les traducteurs en langues officielles en ce
qui concerne le calcul des honoraires. Les traducteurs en
langues étrangères facturent à l'heure dans une proportion
de 20 %, bien que leurs réponses révèlent qu'ils peuvent
aussi facturer au mot à l'occasion. Parmi ceux qui
facturent au mot, 65 % le font en fonction de la langue de
départ, et 35 % se basent sur la langue d'arrivée.
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Pour ce qui est des tarifs de révision, 62 % des traducteurs en langues étrangères ont déclaré qu'ils en utilisaient un. Toutefois, alors que les réviseurs en langues officielles préfèrent clairement facturer à l'heure, ceux qui travaillent en langues étrangères facturent indifféremment au mot ou à l'heure. Il est intéressant de noter, cependant, que les tarifs vont dans tous les sens, sans égard à la manière dont ils sont calculés.
Lorsqu'on a demandé aux traducteurs en langues étrangères de résumer leur situation professionnelle, encore une fois nous avons eu la preuve que, dans notre association, la croissance se situe dans ce secteur. Les répondants nous ont déclaré, dans une proportion de 58 %, que leur situation s'était améliorée, et 27 % ont dit qu'elle n'avait pas changé. Les tarifs sont peut-être inférieurs, mais il semble que le volume d'affaires soit en hausse!
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Il est difficile d'affirmer à quelle fréquence les
traducteurs en langues étrangères utilisent des
logiciels de mémoire de traduction, étant
donné que 40 % des répondants n'ont pas
répondu à cette question. Parmi ceux qui ont
répondu, un nombre égal a déclaré utiliser ou
ne pas utiliser ce genre de logiciel! Toutefois,
parmi ceux qui utilisent ces programmes, 54 %
recourent à Trados et 33 % à SDL/SDLX.
Les traducteurs en langues étrangères
emploient de préférence des dictionnaires en
ligne et des ouvrages de référence. L'usage de
ces outils et ressources a été indiqué par 75 %
et 88 % des répondants respectivement. Il est
intéressant de noter que seulement 41 % ont
déclaré avoir utilisé des forums de discussion
en ligne sur la traduction pour trouver de l'aide.
L'ATIO souhaite favoriser cet usage par son
propre réseau d'échange terminologique. Nous
espérons que vous l'utiliserez fréquemment
afin de voir si vous pouvez proposer une
traduction pour aider l'un de vos collègues - ou
trouver de l'aide vous-même, sait-on jamais!
Ceci termine notre analyse des résultats du
sondage que l'ATIO a mené en 2005 auprès
des traducteurs indépendants. Nous espérons
que cette information vous permettra d'affiner
votre stratégie de marketing et de faire de 2006
votre année la plus rentable.


